jeudi 15 octobre 2009

Ahmad Jamal, du bout des doigts...

Pour ceux qui ne le connaissent pas Ahmad Jamal, est de ces musiciens qu'il faut voir pour l'entendre vraiment! Les galettes vinyles ou numériques ne remplaceront jamais la magie du concert telle qu'elle a pu me faire vibrer mardi dernier à l'espace Carpeaux de Courbevoie.

Ahmad Jamal entre sur scène avec ses musiciens. Un trio composé de James Cammack à la contrebasse, Kenny Washington à la batterie et l'incroyable Manolo Badrena aux percussions. Le pianiste s'installe et la magie opère... Une musique écrite mais libérée, un pianiste hors pair qui sait laisser courir ses doigts sur son clavier tout en donnant ses directives d'un doigté tout aussi délicat. Un arrangeur de l'instant qui sait se lever pour saluer la salle, partager avec elle bien plus que vous ne l'espériez. Cet homme-là sait aussi s'entourer de musiciens joyeux qui échangent sur scène et vous faire ressentir leur énergie et leur plaisir.

Musicalement, il n'y a rien à dire.. ou plutôt si... s'enchaînent rythmes syncopés, ternaires ou binaires... mélodies douces ou puissantes d'instruments parlant fort mais jamais discordants. Quelles que soient les conversations que ces quatre hommes ont entamées, solo, duo ou quartet, jamais il n'y eut de cacophonie... un réel moment d'harmonie!

Et pour finir... Ahmad Jamal est l'homme des surprises. Les "fins à tiroirs", comme dit mon ami et comparse de concert Alex Dutilh, sont comme une marque de fabrique du pianiste. Attention mesdames et messieurs, vous pensez qu'il en a fini avec ce morceau mais.. non.. il repart sur une autre ligne mélodique. Du grand Art, celui qui peut vous rendre fou!

Dans l'émission Open Jazz, diffusée ce jeudi 15 octobre à 19h10 sur France Musique, vous pourrez entendre une interview d'Ahmad Jamal réalisée par Alex Dutilh et aussi gagner le nouveau CD à paraître lundi 19 octobre sous le label Dreyfus Records.

Allez donc écouter quelques extraits ici...


dimanche 19 avril 2009

Controverses à la BNF site Richelieu - Paris

Une exposition sur l'histoire de la photographie, à partir de photographies et non de théoriciens de l'art. Ou comment les histoires font l'Histoire.

Le parcours débute par la rencontre de deux images dans une première petite salle. Bayard et son Autoportrait en noyé de 1840 et Rip Hopkins avec son Cyrille et le déjeuner sur l'herbe de 2006. Là commence un des délices de l'exposition, écouter les visiteurs raconter leur histoire sur le cliché présenté... même si le cartel raconte tout autre chose... Certaines de ces images sont passées dans une sorte d'iconographie populaire, au point que chacun peut avoir son histoire à raconter sur la prise de vue etc... Mais après tout qu'importe le but n'est-il pas de nous montrer que les histoires font l'Histoire?

La présentation est chronologique. Une Histoire juridique et éthique de la photographie annonce le catalogue. Logique donc! Petit détail rigolo, si l'on suit cette logique, on tourne dans le sens contraire des aiguilles d'une montre.

Des cartels longs vous accompagneront pour vous présenter la controverse dont a fait l'objet la photographie proposée. Chaque texte finit par des interrogations, histoire de poursuivre la discussion?

A voir vite car elle se termine le 30 mai 2009 (prolongation) avec trois nocturnes les 28, 29 et 30
Gratuite pour les demandeurs d'emploi sur présentation de sa carte.