Certains sites vous annonce près de 200 oeuvres exposées, d'autres une centaine... peu importe. Si les commissaires d'exposition ont voulu jouer la carte de l'accumulation (thème cher à l'artiste) le pari est réussi. Mais si l'ambition était plus didactique, j'émets quelques réserves : emplacement des cartels, textes de présentation qui parlent d'images non représentées dans l'exposition, vidéos placées dans des salles exigües.
Une vraie réussite en revanche du point de vue scénographique : les oeuvres extraites de la série Awakened (Les Eveillés) présentées dans une salle ovoïde rappelant le giron maternel. Chaque visiteur se reflète dans les images créant autant de personnages immergés que de visiteurs dans la petite salle.
Un jeu de piste offert par Lachapelle à voir absolument en prenant son temps : les extraits de Recollection. Le photographe utilise des clichés de scènes entre amis et réunions familiales pris par des anonymes durant les années 70. Il y a inséré ensuite divers objets (des armes à feu, des drapeaux américains) et des personnages (assistants photo). Par cette technique de retouche il entend dénoncer la médiocrité d'une certaine Amérique.
Si les sensibles aux sujets bibliques se plairont dans les premières salles, ceux qui portent un regard aiguisé sur une dérive du star system apprécieront les toutes dernières.
En conclusion, je regrette encore d'avoir en écho dans ma tête la remarque d'une jeune femme à la librairie : "je viens d'en apprendre plus sur lui et son travail avec le catalogue que dans l'expo" (sic).
Tout de même un bel effort de la Monnaie de Paris pour nous offrir une rétrospective d'un artiste contemporain.

2 commentaires:
Donc, étant un admirateur de David Lachapelle, dois-je y aller.
bah euh comment te dire.. elle est finie l'expo.. ;)
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